dimanche 7 février 2010


"NOUS INTER-SOMMES."
Thich Nhat Hanh

samedi 6 février 2010

LE ROLE PSYCHO POLITIQUE DE LA PEUR

"La peur du jeune (je rajouterais de l'arabe, du juif, du SDF, de la différence...) est entretenue et joue un rôle psychopolitique" Pierre Joxe ( à écouter sur: http://www.dailymotion.com/video/xc46ge_pierre-joxe-france-inter_news)

ECONOMIE: CARRESSEZ UN CERCLE, IL DEVIENT VICIEUX


La spéculation financière a créé des bulles sous le regard bienveillant voire encourageant de nos états, puis les bulles ont explosé. Une gigantesque crise financière a menacé, mais nos états bienveillants, suivant la maxime ancienne que la bonne santé des entreprises et donc des financiers est la condition sinéquanone du bien être du pays, ont renfloué ces banques avec l'argent public. Mathématiquement, la dette s'est énormément alourdie pour les gentils pays bienveillants et apeurés par le sort de ces pauvres petites banques. Mais la crise financière est devenue économique puis deviendra bientôt politique. Les banques ont retrouvé immédiatement les profits et les agences de notations engueulent maintenant les méchants pays, les "pigs", car elles ont peur de leur faillite, en leur montrant l'addition dont ils sont en partie responsables et au risque de les destabiliser pour de bon... Ainsi les seuls pays du G7 totalisent aujourd'hui une dette de 30 000 milliards de dollars seulement !! (voir http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-02-05/g7-30-000-milliards-de-dette-a-resorber/916/0/421312)
Ca me rappelle un jolie chanson: " La souris a peur du chat, le chat a peur du molosse, le molosse a peur du gosse qui a peur de son papa. Le papa a peur du flic qui a peur du commissaire lequel a peur de déplaire aux puissance politiques. Les puissances politiques filent comme des caniches devant ces messieurs les riches qui leur allonge le fric..." Je me rappelle plus la fin mais ça forme un cercle.

vendredi 5 février 2010

HAINE/AMOUR: DEUX DISCOURS


Prenons un pays avec sa diversité, ses différences: les riches et les pauvres, les exploitants et les exploités, les intégrés et les exclus... Puis comme il faut un tryptique, une trinité, il y a le reste du monde, l'étrange, l'étranger, l'autre.
Un premier discours permettra aux dirigeants de ce joli pays d'obtenir une certaine cohésion sociale: dénoncer l'autre comme dangereux, mal intentionné, voulant prendre ce que l'on a... La cohésion se fait contre cet ennemi imaginaire. Ainsi la guerre froide fait exister deux blocs, puis, aujourd'hui, les gentils occidentaux face aux méchants islamistes. En Israël, un jeune israélienne étonnamment lucide constatait que le problème palestinien permettait cette cohésion nationale entre les diverses composantes antagoniste de ce pays, face au méchant palestinien. Ainsi, en France, le jeune, l'immigré, la burqua, le SDF, sont désignés comme l'ennemi à abattre. Un joli consensus est obtenu et le peuple peut se défouler puis, rassasié, oublier les injustices criantes qui l'oppressent. Le chiffon rouge est agité et permet de détourner le regard de chacun de la lucrative boucherie dans laquelle nous tous pris.
Un deuxième discours inviterait à interroger, à accepter cette diversité. Il permettrait une analyse plus profonde pour comprendre pourquoi toute production crée de la marge, du déchet. Déchet économique (chomage), déchet social (SDF), etc. Et cette marge est d'autant plus difficile à récupérer qu'elle est rejetée, oubliée, méprisée, niée comme produit même de cette activité. Mais ce discours là serait le point de départ d'une réflexion dialectique qui nous mènerait à nous interroger sur les conditions d'une vie plus équilibrée, plus apaisée, moins aiguillonnée par les règles de la concurence, de la rentabilité, de la surenchère, de la spéculation. Autant de féroces mécanismes qui fondent la jungle du système libéral.
Est vraiment plus facile pour l'homme de se sentir vivre en appliquant le discours de la haine plutot que celui de l'amour? Ou est ce que ce sont des temps différents?

mercredi 3 février 2010

NAISSANCE DE PARTIZEN... ET QUESTION DU JOUR


La naissance de ce blog est dûe à la rencontre avec Roland Yuno Rech, Maître Zen qui dirige le dojo de Nice et disciple de Maître Deshimaru. Lors d'un enseignement, j'ai posé la question sur le lien entre politique et zen. Plus précisément, je m'étonnais que la philosophie zen n'ait, à première analyse, jamais donné de proposition d'un modèle politique, idéologique, économique, etc. Roland m'a donné ce soir l'autorisation de publier ici (dès qu'il sera transcrit) le texte complet de cet échange passionnant qui se terminait par un sourire et l'affirmation: "... Je ne créerai pas un Parti Zen." Et c'est donc naturellement et inconsciemment que mon idée d'un blog s'est concrétisé sus ce nom qui prend les choses à contre pied.
Ainsi il y a tant de questions que je voudrais aborder ici, tranquillement, au fil des jours...
Un sujet qui me tient à coeur au premier chef c'est de comprendre comment les déçus des offres politiques disponibles, vont souvent se réfugier dans des démarches personnelles, de petits groupes, de communautés plus ou moins grandes. Mais existe-t-il des expériences qui ne soient pas juste de petites actions marginales telles que les communautés d'hier et les "villes transition" d'aujourd'hui (revoir le reportage d'Arte de ce soir). De petits exhutoires qui ne gênent pas la grosse machinerie économique et politique qui dirige la casi totalité de la planète. Je ne sais pas le devenir de ces dernières mais les communautés hippies ou autre restent des expériences localisées qui ne se sont jamais développées jusqu'à donner une forme d'Etat, ou, au moins, une structure utilisant les forces de production (usines, armée, etc) financières (services banquaires, monnaie, împots,etc) ou sociales (enseignement, recherches fondamentales, social, loisirs) dans une logique non de profit à court terme mais de respect de la qualité de la vie, de l'accord avec les cycles naturels, etc, en un mot, avec une éthique ou une synergie qui viendrait remplacer la sacro sainte règle de la concurence toujours plus acharnée.
Pour ma part j'entrevois dans le zen, la psychanalyse, cette éthique qui préfère le singulier à l'identique, le créateur au consommateur... D'autres ont certainement localisé de telles vertues dans d'autres domaines. Il nous faudrait juste nous fédérer.

lundi 1 février 2010

LES MATHÉMATIQUES AMOUREUSES


"Il n'y a que dans les mystérieuses équations de l'amour que l'on peut trouver raison et logique" John Nash, Prix Nobel d'économie (voir le film de Ron Howard, "Un homme d'exception")

BOUDIOU ET L'HYPOTHESE ECO-MUNISTE...


J'aime bien le néologisme d' "éco-munisme"que tu proposes. Cela évoque bien une pensée écologique, économique, politique, sociale, ect, basée sur le partage des richesses que la Nature nous offrira encore longtemps si l'on obéit à certaines lois précises et à une certaine éthique.
Il me semble que Badiou, depuis sa place de philosophe et non d'idéologue, fait plusieurs analyses et constats intéressants.
Il constate que dans les années 70-80 les forces de propositions se sont éteintes (ou sont passées underground) et les contestataires 68tards d'hier se sont largement inféodés au pouvoir ou se sont démobilisés.
Pour ma part, il me semble que c'est le désastre en Afghanistan qui a fini d'écoeurer beaucoup de porteurs d'utopies.
L'horreur stalinienne a servi de repoussoir pour tuer dans l'oeuf toute proposition mettant la collectivité au premier plan. La pensée libérale a pu se déployer dans toute sa puissance en débordant des frontières, en convertissant les pays de l'Est autant que l'Asie et en convoitant les ressources énergétiques des pays arabes. Apès la chute du mur, le modèle américain s'est retrouvé sans concurent et il est allé en créer un autre. Comme poussé par une force irrésistible, une force "thermodynamique" qui fait qu'en fonctionnant toute machine crée du chaud et du froid, l'hégémonie occidentale s'est confronté à la pensée islamique et dans son aveuglement en a fait surgir les forces les plus extrêmes (un extrême en appelle un autre).
Aprés 30 ans de gueule de bois, de renoncement à tout autre modèle que celui du profit de quelques uns au détriment du plus grand nombre, ne faut-il pas songer à repenser les choses en évitant ce fatalisme terrible qui laisse le champ libre à une idéologie créant sans arrêt plus de précarité, d'exclusion et d'intolérance ?.. Reprenons l'ouvrage là où nous l'avions laissé car aujourd'hui nous sommes arrivé au sommum du cynisme. Les puissances financières ont réussi à imposer une logique incroyable: privatiser les bénéfices et collectiviser les pertes. Dans la plus grande résignation de chacun de nous, cette logique suicidaire nous emporte dans un incroyable tourbillon. Est ce irrémédiable?