Dans le passé, ces défaillances, ces bugs dans le système, étaient prises en charge par la cellule familiale, le quartier, le village... Ces structures tolérantes sont mises à mal par l'individualisme dominant de nos jours et hérité du monde anglo-saxon. Le corps social et ses institutions se doivent de palier aujourd'hui ces dérèglements car, si nous n'y prenons garde, ces brisures dans les marges pourraient devenir des fissures au coeur même de l'édifice social tout entier, secoué profondément par les effets de la mondialisation et du manque de régulations responsables.
La dimension sociale doit donc être investie par une véritable volonté politique. Sa rentabilité n'est pas manifeste et difficilement chiffrable, mais elle s'inscrit dans le temps et dans une logique de construction. Elle respecte les possibilité et les impasses de chacun. C'est pourquoi le social,descendant direct d'un principe de solidarité germanique, est souvent confié aux organismes bénévoles et caritatifs. Il nous faut donc convaincre nos politiques que la prévention et la solidarité sont les seules véritables réponse à apporter dans le social, autant que dans la sécurité, la santé, l'éducation...

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